Michel Poirault : Mes études

4 Écrit par - 3 septembre 2018 - Les Oeuvres

Mes études scolaires n’étaient pas merveilleuses en temps classement,  mais à l’école primaire je rattrapais avec mes notes avec le dessin elles contrastaient avec celles de mon orthographe n’ayant de beaux que le dessin des Lettes d’un graphique à plume d’encre violette très artisanale comme l’époque le permettait. Faisant part à mon père de mon penchant pour le dessin, il me donna une idée sur sa version des artistes désirant vivre de leur art; ils sont restés très pauvres de leur vivant pour la plupart. Et j’ai suivi mon petit bonhomme de chemin en me disant que si je n’en vivrais pas, rien ne m’empêche de le pratiquer et c’est sur le tard que j’ai mis les bouchées doubles, lorsque le hasard me mit en présence d’artistes plutôt graphistes, m’entrainant dans  ce monde des arts.

Dans mon immeuble à l’époque un graphiste avait dans son salon de nombreuses  aquarelles accrochées, c’était une série sur les moulins du  Québec. Eau et vent. Je passais dans le couloir voyant ses œuvres par la porte entrouverte, ce qui piqua ma curiosité j’ai alors demandé à l’auteur si je pouvais jeter un coup d’œil et  il  me questionna sur mon intérêt pour les arts  graphiques, sur ce, je lui confiais mes modestes dispositions pour le dessin. Il m’invita donc à assister aux rencontres du groupe  qu’il avait formé avec une dizaine d’autre plus ou moins actifs se réunissant  dans un local mansardé qu’ils avaient loué en haute ville, à faible prix pour en faire un atelier de peinture nommé : «LA DÉCOUVERTE»

J’y allais comme invité après m’être procuré, toile, pinceaux, couleur, palette. Je me suis lancé après un petit bivouac assis sur le sol dans une ambiance «La bohème»;   on enchaina pour le travail  ce qui tombait dans ma philosophie : repos avant le travail en chauffant la machine. On me prêta un chevalet. N’ayant pas la moindre idée quoi faire je pige donc dans mes souvenirs les plus primitifs et  cette affection me fit tomber sur une grange puis une charrette de foin, un coteau pour meubler la droite et un incontournable arbre à gauche pour balancer et un chemin au milieu qui rejoins l’horizon pour donner du relief.

C’était l’amorce d’une longue histoire d’amour d’un modeste talent qui me poursuivra jusqu’à ce jour en lui donnant une analyse en profondeur de cette œuvre d’un style un peu naïf, mais révélateur.  La diversité qui en suivi mon éventail de médiums, sujet  et styles, m’ordonna des signatures un peu différentes par analogie et dans ce même ordre d’idée je respectais cette absence de signature pour les icônes religieuses qui se prétendes investies de la main de Dieu. Considérant cette exigence une poésie artistique je l’appliquerai donc même  aux icônes laïques qui méritent autant d’honneur.

1 Commentaire

  • Histoire Sans Fin | La Femme rouge 16 septembre 2018 - 11 h 23 min Répondre

    […] la capsule : Michel Poirault, mes études, je reviens sur la grange qui m’interpelle de nouveau pour sa création de purs imaginaires qui […]

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